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Jacques Greene's Big Love for Fashion, House and Montreal

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22-year-old Montreal producer Jacques Greene certainly played a part in unpacking the stigma around contemporary R&B, reconfiguring samples into sleek house and techno cuts. “They come from the same roots: it’s always big feelings!”, Greene points out during a chat with Société Perrier about the parallels between R&B and house.

“I like that these genres in particular never go halfway. If you have a happy record, it’s going to be straight up euphoric, and if you have a sad record, it’s going to be melancholy and melodramatic. I like the intensity of it. It’s interesting to be ambiguous and restrained in some ways, but when it comes to the emotional impact of music, I really like it to hit hard.”

Since 2010, Greene has alternately worn the garage, house and R&B crowns like a true, multifaceted king, making an indelible impression on UK club culture and quickly rising through the ranks to become one of the most in-demand, critically revered and closely monitored dance music producers. He’s released on boundary-pushing UK labels Night Slugs and LuckyMe, and Radiohead invited him to contribute to its King Of Limbs remix album.

Montreal As Muse

The Montreal-based tastemaker has been hailed across the globe for pushing the dancefloor envelope with his sumptuous basslines, shuffling garage grooves, warm neon synthesizers and soulful vocal chops. But thankfully, Greene hasn’t let the pressure that comes with ‘reinventing bass music’ affect his creative mojo. “That’s why living in Montreal has been a really healthy thing,” he reflects. “I can step out of that world here and pretend that it just doesn‘t exist. What’s great about this city is that it really lives and breathes DIY. It’s funny that extends even to nightlife, where lofts are the best times, and that’s always been true.”

Greene is particularly effusive in his praise of local institutions MUTEK and Piknic Électronik (“they’ve been on the vanguard of bringing electronic music into the public consciousness) and ubiquitous hometown DJ Kris Guilty, one of the flag-bearers of Montreal’s loft party culture. “He always blows my mind with these weird records that could either have been released last week or 15 years ago,” gushes Greene. “He has this unbelievable knowledge of all these timeless, strange cuts. Most of all, he respects the fact that people are out to dance – and yet he’ll rarely lose a crowd, while always challenging them.”

With his second EP of 2012, Ready, out this week on Martyn’s excellent 3024 label, Greene puts R&B hooks aside in favour of a rougher, at times more metallic, garage-inflected house sound – which nevertheless bears his sophisticated production stamp. But that’s just one of many projects Greene currently has on the go, as he rolls out wide-ranging partnerships on his new record label Vase – this week, releasing Koreless’ lush EP Lost In Tokyo.

Music Isn’t The Only Answer

It would be an understatement to say that Greene has expansive plans for Vase, stretching above and beyond music. The fashion fiend with a fondness for Dries Van Noten, Rick Owens and Damir Doma (“an incredible Croatian-German designer who takes inspiration from his worldly travels to create pieces that exude simple minimalism”) has boldly signed Montreal fashion designers Melissa Matos and Andrew Ly of TRUSST to his label, the aim being to produce a stand-alone collection for the label.

Taking curatorial cues from famed Manchester label Factory Records (Joy Division, New Order), which transcended mere music releases by aligning itself with designers and artists, Greene wants Vase to become an outlet for independent creativity. “The whole idea is to make all creative output exist under one umbrella, but also independently of one another. I would love to publish someone’s photography book if I really love it, and have that be a catalogue release on the label. If it’s a letter, a dress, a photo book or a record, it doesn’t matter.”

SP a Rencontré Jacques Greene, Le Maître de la House

Jacques Greene, jeune producteur montréalais de 22 ans, a certainement contribué à déstigmatiser le R&B contemporain en réactualisant d’innombrables extraits au sein d’élégantes pièces house et techno.« Les origines sont les mêmes, et il s’agit toujours de grandes émotions! » remarque Greene lors d’un entretien avec Société Perrier, à propos des nombreux parallèles entre le R&B et la house. 

« J’aime que ces genres ne fassent jamais les choses à mi-chemin. Si une chanson est joyeuse, ce sera l’euphorie totale, alors que si elle est triste, ce sera mélancolique et mélodramatique. J’aime cette intensité. L’ ambigüité et la retenue, c’est bien, mais lorsqu’il est question de l’impact émotionnel de la musique, j’aime que ça fesse fort. »

Depuis 2010, Greene porte à la fois les flambeaux hybrides du garage, de la house et du R&B comme un vrai champion, ayant fait forte impression auprès des influenceurs du dance européen et rapidement gravi les échelons pour devenir l’un des producteurs les plus sollicités et encensés de la planète électronique. Il a endisqué sur des labels réputés comme Night Slugs et LuckyMe, et Radiohead l’a même invité à collaborer sur son album de remixes King Of Limbs.

Montréal, La Muse

On attribue à ce défricheur de nouvelles contrées le fait d’avoir repoussé les limites du dancefloor avec ses basses somptueuses, ses rythmiques garage trépidantes, ses synthés torrides et ses extraits vocaux emplis de soul… Tout à son honneur, Greene n’a pas laissé la pression qui accompagne ce statut de «recrue prometteuse de la bass music» bouleverser son mojo créatif. « C’est pourquoi vivre à Montréal est vraiment sain pour moi, relate-t-il. Je peux m’éclipser de ce monde-là et faire semblant qu’il n’existe pas. Ce qui est formidable à Montréal, c’est que la ville vit, voire qu’elle respire le DIY. C’est drôle que ça se décline jusqu’au nightlife, mais ici, le pouls de la ville se mesure dans ses soirées loft, et cela a toujours été le cas. »

Greene vante sans équivoque les mérites des institutions phares MUTEK et Piknic Électronik (« elles ont toujours été à l’avant-garde en introduisant la culture électronique dans la conscience collective ») et du DJ local émérite Kris Guilty, un des porte-étendards de la culture montréalaise de fêtes loft. « Il m’épate continuellement avec ses disques étranges qui pourraient être parus la semaine dernière comme il y a 15 ans, s’amuse Greene. Il détient un savoir inouï de toutes ces pièces intemporelles et uniques. Plus que tout, il respecte que les gens soient là pour danser; il perd rarement son public et lui met toujours quelque chose sous la dent. »

Son deuxième EP pour 2012, Ready, voyait le jour plus tôt en semaine sur 3024, l’excellent label de Martyn. La production tout aussi sophistiquée de Greene met ici de côté son penchant pour les mélodies R&B accrocheuses afin de proposer une savoureuse mise en bouche house/garage plus rude, par moments plus métallique et laissant plus de place à la distorsion. Ready n’est qu’un parmi tant d’autres projets que Greene dévoilera bientôt. On peut notamment s’attendre à plusieurs partenariats très hétéroclites sur son label Vase – à commencer par la parution cette semaine du très joli EP Lost In Tokyo de Koreless.

Voir Au-Delà Du Dance

Dire que Greene voit grand quant à l’avenir de Vase est tout un euphémisme, car il tâte déjà le terrain bien au-delà des platebandes musicales. Ce féru de mode, qui affectionne particulièrement Dries Van Noten, Rick Owens et Damir Doma (« un designer croate-allemand incroyable qui puise son inspiration à même ses voyages dans des contrées éloignées, pour créer des morceaux qui frappent de par leur simplicité minimaliste ») a d’ailleurs déjà signé une entente avec les designers montréalais Melissa Matos et Andrew Ly de TRUSST, afin de concevoir une collection expressément pour le label.

Inspiré du légendaire label britannique Factory Records (Joy Division, New Order), qui a invité designers et artistes au sein de sa famille afin de proposer autre chose qu’une maison de disque classique, Greene souhaite à son tour que Vase devienne un repère pour la créativité indie. «L’idée première, c’est que toutes les œuvres existent sous un même toit, mais indépendamment les unes des autres. Que je puisse publier un livre de photographies que j’adore, et que celui-ci figure dans le catalogue du label. Que ce soit une lettre, une robe, un livre de photos ou un disque, ça, ce n’est qu’un détail. »

Saturday, July 28, Supporting The xx – live, Toronto (Phoenix Concert Theatre)
Saturday, July 28,  Mad Decent block party, Toronto (Yonge & Dundas Square)
Sunday, July 29, Piknic Électronik, with Lunice, Machinedrum and Son Raw, Montréal (Parc Jean-Drapeau)
Sunday, July 29, Supporting The xx – live, Montréal (Métropolis)
Thursday, August 2, Supporting The xx – DJ, New York (Terminal 5)
Saturday, August 18, Warm Up 2012, New York (MoMA PS1)